Vie du club

La famille BLOQUEL mise à l’honneur dans la presse

Article de l’Ardennais du 2 février

Les frères Bloquel, tous athlètes au Charleville-Mézières Athlétisme mais pas seulement…

Gauthier, Alexandre et Timothé Bloquel sont frères et aussi athlètes au Charleville-Mézières Athlétisme. Depuis une bonne dizaine d’années. Et aussi un peu plus que cela…Partage :

Par Christophe Devaud Journaliste sportif

Publié: 1 février 2026 à 08h00 Temps de lecture: 3 min

Ils ont pris du galon et ce n’est pas le Charleville-Mézières Athlétisme qui s’en plaindra. Avec, à tout le moins, le souci chronique de susciter des vocations, les Bloquel donnent généreusement. « J’ai commencé à entraîner un peu. On le fait tous les deux avec mon frère Gauthier », explique Timothé Bloquel.

Lui, c’est le benjamin de la fratrie, carolo. Étudiant en Staps à Reims, le junior 2 du CMA a le professorat de sport dans le viseur. « Je veux privilégier la relation avec les gens. » Spécialiste du 800 m (record à 1’54’‘38), il fut parmi les premiers non-qualifiés aux « France » l’an passé « pour 19 centièmes. Ce sera cette saison », assure le jeune homme. Un rien diminué par un souci à la rotule, l’obligeant à déclarer forfait aux Départementaux de cross, à Nouzonville, le 4 janvier, Timothé Bloquel a « fini 21e à Brumath aux Régionaux, une place honorable » (18 janvier). Et espère surtout aller mieux à Sarrebourg, cadre de la demi-finale mosellane des « France » le 15 février.

Il siège au comité directeur du club depuis la dernière assemblée générale, tout comme son frère Alexandre et Nathalie, la maman, sportive comme le papa. Le clan Bloquel s’investit. « On essaye d’apporter de la jeunesse » (Timothé), tout en profitant de l’expérience des plus anciens.

Guy Latreille en fil conducteur

Et notamment de celle de Guy Latreille. C’est par l’ancien président du club que Gauthier est venu à l’athlétisme, dans les rangs minimes. L’aîné de la fratrie y est arrivé, après aussi un peu de foot, via un cross avec le collège à Jean-Macé. Sous les yeux de Guy Latreille, qui s’inscrit comme le fil conducteur de la trilogie. « Une très, très belle rencontre », explique le futur médecin de la famille.

Du haut de ses 1,84 m – « comme Timothé, mais si vous pouvez écrire 1,83 et demi, ça m’arrangerait (rires) » –, il s’est orienté vers la médecine générale. Après son stage de six mois sur trois cabinets dans la Marne, l’interne depuis juin dernier embrayera sur un autre, en hôpital. À terme, il penche vers « la médecine du sport », en adéquation avec sa passion. Côté piste, justement, la saison estivale sera consacrée au 800 m, après les cross, pour lequel il ne nourrit pas de prétention particulière.

Reste le dernier « maillon », l’intermédiaire. Alexandre, 22 ans, a bouclé son cursus à Polytechnique Paris (Saclay) avec un diplôme d’ingénieur. Il suit un Masters chimie environnement développement durable à la Sorbonne. En clair, encore une « tête » chez les Bloquel, qui culmine, elle, à 1,89 m.

Il possède, côté athlé, un profil de hurdler, qui dépanne plutôt bien lors des Interclubs. Et est même désormais routard. « J’ai fait six mois de stage au Canada et je ne pouvais pas faire de piste, je me suis préparé sur la route en prévision de Sedan-Charleville », cru 2025. « 1 h 40 avec beaucoup de vent », chrono des plus corrects pour celui qui laisse volontiers le cross à ses deux frères.

Alexandre est aussi « juge-arbitre spécialité course et photo finish. Un héritage de… Guy Latreille, Il m’a tout appris, de A à Z, dans la petite cabine à Bogny, je me souviens des heures passées avec lui ». Quid de cette vocation ? « J’aime bien savoir comment les choses sont organisées. »

Peut-être aussi née « de la frustration après un relais minimes en 2017, quand nous avions réalisé le 2e temps au bilan, record des Ardennes en plus (battu l’an dernier par la relève du CMA). Un temps, malheureusement établi « hors des dates de qualification… », résume le cadet des frangins. Qui fut, aussi, bénévole en back stage des athlètes sur Paris-2024 (JO et paralympiques).

La famille sera réunie le week-end prochain pour les 80 ans de la grand-mère paternelle à Nancy, d’où les parents sont originaires. Chronos, pointes et cours seront au repos.